4ème séance (2014-2015) : Huntley and Palmers / Blacks Arts Movement

Image de gauche: logo de la biscuiterie anglaise Huntley and Palmers
Image de droite : Revolutionary, Wadsworth Jarrell, 1971

C’est avec grand plaisir que nous vous convions à la quatrième séance de l’Atelier de Recherche sur les Espaces Anglophones (AREA) : nous nous retrouverons ce mercredi 20 mai, de 18h à 20h en salle D 117 de la Maison de la Recherche (28 rue Serpente, 75006 Paris, Métro Odéon).

Au programme de cette séance, deux présentations seront proposées :

  • Claire Delen, Université Paris Sorbonne : Les relations employeurs/employés chez Huntley and Palmers : de la déférence à la dissidence?

Huntley and Palmers, magnats du biscuit à l’époque victorienne et au début du 20ème siècle, est une firme paternaliste, organisant la vie et les loisirs à l’usine, cette “ville dans la ville”, qui emploie jusqu’à un quart de la population de Reading.
Mais à l’orée du 20ème siècle, des voix dissidentes se font entendre, aidées par l’activité socialiste locale, et plus largement par le mouvement trade unioniste en Grande-Bretagne: des voix qui critiquent les excès du capitalisme pratiqué par la firme, et son attitude hostile envers les trade unions. Cette période de tensions va marquer une transition entre la déférence du siècle victorien et le dialogue social plus moderne instauré progressivement au 20ème siècle.

  • Sarah Leboime, Université Paris Sorbonne : Chicago et le Black Arts Movement : nationalisme et dissidence dans les rues du South Side (1967-1983)

Le Black Arts Movement reste relativement peu étudié dans l’historiographie du Black Liberation Movement. Si les analyses du mouvement national et de ses principaux leaders (on pense en priorité au poète Amiri Baraka) sont de plus en plus nombreuses, ses réalisations et ses représentants locaux sont encore largement omis. Chicago a pourtant été un centre majeur de l’effervescence artistique afro-américaine des années 60-70 et la dissidence des artistes noirs contre l’ordre politique et culturel établi y fut particulièrement virulente et productive. La création d’institutions noires indépendantes, le street art, les méthodes de diffusion de l’art, la mise en place de divers projets éducatifs et culturels autofinancés ou encore la production de messages nationalistes forts furent autant d’actes dissidents qui ont laissé leurs traces dans les rues de South Side.

À la fin de cette 4ème séance, la dernière de l’année, nous pourrons nous retrouver de manière plus informelle autour d’un verre au Boul’Mich’.

En espérant vous voir nombreux et nombreuses, nous avons hâte de vous rencontrer ou de vous retrouver mercredi !

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